Inspirez votre enfant pour l'aider à s'épanouir

Mes 4 Conseils pour aider votre enfant à Haut Potentiel à s'épanouir

Enfant zèbre : quel drôle de nom !

Enfant zèbre, surdoué, enfant à haut potentiel, précoce, … autant de mot pour parler de la même chose !

Si le terme retenu désormais de manière officielle en France est « Haut Potentiel », l’appellation zèbre refait surface en entrant dans le dictionnaire Larousse 2021.

Qui a parlé en premier de l'enfant zèbre?

C’est Jeanne Siaud-Facchin qui, la première a commencé à parler de zèbre pour décrire les enfants à Haut Potentiel. Elle introduit ce terme en 2000 dans son livre « L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir ».

Les différentes autres manières de nommer ces enfants ou plus largement ces personnes atypiques véhiculent l’idée d’une supériorité intellectuelle. Ils portent en eux de nombreuses idées reçues. Et les idées reçues et autres préjugés rendent ces particularités encore plus lourdes à porter pour les personnes concernées.

Dans son livre « Trop intelligent pour être heureux », Jeanne Siaud Facchin explique :

Extrait du Livre "Trop intelligent pour être heureux"

Le zèbre, cet animal différent, cet équidé qui est le seul que l’homme ne peut apprivoiser, qui se distingue nettement des autres dans la savane tout en utilisant ses rayures pour se dissimuler, qui a besoin des autres pour vivre et prend un soin très important de ses petits, qui est tellement différent tout en étant pareil. Et puis, comme nos empreintes digitales, les rayures des zèbres sont uniques et leur permettre de se reconnaître entre eux. Chaque zèbre est différent. Je continuerai à défendre tous ces gens « rayés » comme si ces rayures évoquaient aussi des coups de griffe que la vie peut leur donner. Je continuerai à leur expliquer que leurs rayures sont aussi de formidables particularités qui peuvent les sauver d’un grand nombre de pièges et de dangers. Qu’elles sont magnifiques et qu’ils peuvent en être fiers. Sereinement.

Jeanne Siaud-Facchin

L’enfant zèbre est donc un enfant à Haut Potentiel, un enfant précoce, un enfant surdoué ….

Sauf que l’image du zèbre a pour objectif d’évoquer le fait que ces enfants ne sont ni tout à fait comme les autres, ni tous les mêmes. Il exclu de fait toute idée de supériorité, de facilité prétendue, de don de la nature.

enfant zèbre

Comment parler à votre enfant de ses particularités?

J’aime cette image du zèbre car elle rejoint ce que je défends.

Comme le dit Olivier Revol, « les enfants à Haut Potentiel ne sont pas des enfants tout à fait comme les autres, mais comme les autres se sont des enfants ».

J’ajoute pour ma part qu’ils ne sont pas non plus tous les mêmes !

Les rayures uniques de chaque zèbre nous invitent à ne pas oublier l’individualité de nos enfants. 

Elle nous pousse à considérer leurs personnalités pour leurs proposer un accompagnement éducatif respectueux à la fois de leurs fonctionnements spécifiques et de leurs personnalités.

L'allégorie de l'enfant zèbre

De nombreux parents me demandent comment expliquer leurs particularités à leurs enfants.

Je vous invite à utiliser cette image !

N’hésitez pas à expliquer à vos enfants qu’ils sont des enfants comme les autres. Tout comme le zèbre est un équidé comme les autres, votre enfant est un enfant comme les autres. Seulement  son cerveau a des particularités de fonctionnements. Il fait donc partie d’un groupe, d’autres enfants sont comme lui.

Les enfants en général aiment être comme les autres. Ils redoutent la différence et il est à mon sens important de renforcer ce besoin d’appartenance.

Quant à leurs particularités, qu’elles soient liées à leurs rayures de zèbres ou à leurs personnalités, il est essentiel de ne pas les stigmatiser.

J’ai pour habitude d’aborder la notion de différence beaucoup plus largement avec mon fils comme avec les enfants que j’accompagne.

Votre enfant a des fonctionnements neuropsychologiques différents comme d’autres ont la peau noire ou blanche ou bronzée, comme d’autres ont les yeux bleus, verts ou marrons.

Je défends profondément que nous faisons tous partie de l’humanité et au sein de cette humanité, les individus ont des différences, toutes respectables.

Il ne s’agit pas de fonctionnements supérieurs ou inférieurs mais simplement de différence, rien de plus.

En accompagnant votre enfant à accepter son individualité, vous renforcerez sa capacité à tolérer celle des autres. Vous l’aiderez également à se construire une bonne estime de soi.

Et vous, comment avez-vous parlez de ses particularités à votre enfant ?

Avez-vous utilisé l’image du zèbre ?

Dites moi en commentaire, chez vous, dans votre famille, le terme que vous employez le plus volontiers !

4 Réponses à “Enfant zèbre : quel drôle de nom !

  • Maria Helena Dos santos gomes
    9 moispassé

    Bonjour je viens de lire votre article, ma fille a 16ans et depuis toute petite crèche centre de loisirs et école primaire les gens la trouve bizarre . Tres émotives coléreuse des tics très adulte au même temps , on grand section de maternelle la psicologue de l’école lui a fait le test et elle a vue que elle etais précoce mais nous a dit que il fallait la laisse dans même classe et pas la faire avance dns la classe Supérieur. Aujourdhui elle est en détresse anxieuse , angoisse elle est suivi par une psicologue depuis 3 mois elle a maigri 10 k depuis quelque mois , difficultés à manger maintenant. La psicologue dit que elle est hypersensible et précoce, comment faire pour l’aide à aller mieux .

  • Bonjour,
    Ma fille de 10 ans à toujours été atypique : marche à 9 mois, très tonique, tics à l’entrée en CP, timide, rêveuse, colère intense..
    Depuis quelques mois flambée de toutes ces petites différences : tocs, tics, colères extrêmes, angoisses,….
    Suivi depuis 5 mois par psychologue, art thérapeutes qui pensent à un HP.
    J’hésite à la tester car peur de la cataloguer, peur qu’elle le vive comme un échec ou au contraire se mette dans une case. En même temps nous sommes un peu désemparés face à sa détresse, on est épuisé…
    Doit on la tester ?
    Cordialement

    • Bonjour, l’intérêt de l’identification est de pouvoir mieux comprendre le fonctionnement de votre enfant. Il ne s’agit pas de la faire entrer dans une case car tous les enfants à haut potentiel ne sont pas les mêmes, ils ont tous leurs personnalités, leurs individualités. On ne peut pas échouer à un test de QI car il est là pour nous renseigner sur un fonctionnement neuropsychologique, il donne une cartographie des forces et des faiblesses de l’enfant, qu’il y ait ou non un haut potentiel. Si le test est fait pour ensuite pouvoir adapter vo stratégies éducatives en fonction des nouvelles connaissances que vous aurez sur votre enfant, alors oui, le test est intéressant. Mais vous seule et votre fille bien sûr pouvez prendre cette décision.

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