Inspirez votre enfant pour l'aider à s'épanouir

Mes 4 Conseils pour aider votre enfant à Haut Potentiel à s'épanouir

Haut potentiel : les clefs pour mieux comprendre votre enfant

De nombreux parents se posent la question du haut potentiel ou non de leurs enfants.

D’autres, dont le diagnostic a été posé pour leur enfant, se demandent quels sont les comportements liés à l’enfant haut potentiel, ce qui est « normal » pour un enfant haut potentiel…

C’est vrai que lorsqu’on entre dans le monde du Haut Potentiel, nous avons beaucoup de questions qui restent parfois sans réponse.

J’ai réuni pour vous les connaissances glanées au fil de mes lectures, de mes conférences aussi pour vous proposer ces 2 profils, 3 portraits et 40 caractéristiques courantes chez l’enfant à Haut Potentiel.

Néanmoins, reconnaître votre enfant dans les différentes caractéristiques ne peut se substituer au passage d’une évaluation chez un professionnel qualifié pour poser l’identification du Haut Potentiel.

Bien évidemment, tous les enfants  haut potentiel ne partagent pas toutes ces caractéristiques.

Elles ne sont pas présentent au même degré d’intensité. Il ne s’agit pas ici de dresser une liste de cases à cocher mais bien d’avoir une connaissance globale des différentes caractéristiques du Haut Potentiel pour dresser ensuite le profil unique de notre enfant.

Cette liste est intéressante pour vous aider à dresser le profil de Votre enfant .

Vous pouvez observer dans quelles caractéristiques vous reconnaissez votre enfant.

Personnalisez vos actions éducatives POUR VOTRE ENFANT haut potentiel

Vous pourrez ensuite individualiser  les actions éducatives que vous allez pouvoir lui proposer dans le respects de son individualité.

Car oui, certaines caractéristiques des comportements de nos enfants sont liés au Haut Potentiel mais cela ne veut pas dire qu’il faut les accepter ou s’y résigner.

Vous le savez, je suis une grande partisane de l’individualisation des accompagnements de nos enfants.

Cette base vous permettra je l’espère de construire un projet éducatif bienveillant et respectueux des besoins spécifiques de Votre enfant ! 

Notre rôle de parent est d’accompagner le mieux possible nos enfants vers leur devenir d’adulte.

Nous devons pour cela mettre en place des outils éducatifs adaptés à leurs besoins, à leur personnalité, à leurs caractéristiques spécifiques afin de leur permettre de se construire le plus sereinement possible.

enfant zèbre

Avertissement : Cet article ne saurait se substituer à la passation d’un test chez un spécialiste pour identifier ou non le Haut Potentiel de votre enfant.

Vous obtiendrez la liste des spécialistes de votre région en contactant pour la France l’ AFEP

L’ANPEIP pourra également vous orienter.

Pour la Suisse, je vous invite à contacter l’Aseph

Pour la Quebec, vous trouverez des informations à l’AQD

Haut potentiel, zèbre, surdoué, philocognitifs… autant de mots, de concepts pour parler d’une même réalité, celles de nombreux enfants, adolescents et même adultes.

Mettons-nous d’abord d’accord sur une chose essentielle : le Haut Potentiel n’est ni une maladie, ni un trouble, ni un handicap !
 C’est un fonctionnement neuropsychologique particulier. Neuro – Psychologique, il y a donc une base neurologique et une base psychologique.

 

 

Des spécificités visibles dans le cerveau !

Sur le plan neurologique, Dominic Sappey Marignier, dans son livre co-écrit avec Fanny Nusbaum et Olivier Revol « Les Philocognitifs, ils n’aiment que penser et penser autrement » démontre que le Haut Potentiel est quelque chose qui se voit dans le cerveau par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM).

Tout d’abord, d’un point de vue purement structurel, le cerveau d’une personne Haut Potentiel ou Philocognitive est le même que le cerveau des autres être humaines mais il transfère plus rapidement les informations. Les connexions neuronales sont donc plus rapides dans le cerveau des enfants à Haut Potentiel.

De plus, la partie du cerveau qui permet le transfert des informations entre les deux hémisphères du cerveau (le corps caleux) est bien plus efficace chez les enfants à Haut Potentiel. Les informations sont donc reçues plus rapidement par le cerveau et elles sont également transmises plus efficacement aux différentes parties du cerveau. Pour reprendre une image que j’aime bien utiliser avec les enfants, c’est un peu comme s’ils avaient dans leur cerveau un moteur de Ferrari !

Mais l’être humain n’est fort heureusement pas qu’un cerveau !
Les enfants à Haut Potentiel partagent des caractéristiques psychologiques spécifiques. Fanny Nusbaum (Psychologue et chercheur en neurosciences (Université Claude Bernard Lyon 1) en retient trois principales :

  • L’hyperspéculation:

En tant que parents d’enfants à Haut Potentiel, nous sommes souvent confrontés à leur besoin viscéral de contrôle. Ce besoin de contrôle les amène à lutter en permanence contre l’incertitude pour maintenir justement cette sensation de contrôle. Il leur est quasi impossible de vivre leur vie quotidienne sans se poser de question !

Tout raisonnement basique se voit extrapolé, poussé plus loin… on parle ainsi d’hyperspéculation pour parler de cette réflexion permanente.

L’IRM permet de voir cela sur les clichés du fonctionnement du cerveau au repos. Le cerveau de l’enfant à Haut Potentiel n’est en fait jamais au repos ! Si ils cessent de penser volontairement, ses pensées, ses idées vont se mettre à divaguer seules. Cette activité au repos est plus importante chez les enfants haut potentiel que chez les enfant neurotypiques (ou personne lambda).

  • L’hyperacuité :

Plusieurs régions cérébrales sont particulièrement développées chez les enfants haut potentiel (insula, cortex, cingulaire antérieur…). Ces régions du cerveau correspondent aux traitements des informations sensorielles, proprioceptives et émotionnelles.
L’hyperacuité est une hypersensibilité à la fois sensorielle et émotionnelles.
L’enfant hyperesthésique (hypersensibilité sensorielle) va être plus sensible à la lumière, aux bruits, aux odeurs ou au touché. Il va donc être plus facilement dérangé par les stimulations sensorielles de leur vies quotidiennes.
Cette sensibilité exacerbée peut donner lieu tantôt à un meilleur contrôle des éléments précités, tantôt à une saturation qui ne permet alors plus à l’individu de s’adapter au mieux à son environnement.

  • L’hyperlatence :

La période de latence (entre 7 et 13 ans) est cette période au cours de laquelle on a l’impression qu’il ne se passe rien ou pas grand-chose pour l’enfant. Alors qu’auparavant on le voyait apprendre, penser, raisonner et bien à cette période, on a l’impression qu’il ne se passe plus grand-chose pour l’enfant.
On sait en fait qu’il se passe beaucoup de choses dans le cerveau de l’enfant à cette période. Son cerveau fait un travail en sous-marin pour intégrer tout ce qui a été vue et appris auparavant.

Chez tout un chacun, l’esprit compare chaque expérience vécue à une expérience antérieure pour en retirer des régularités. Ce système permet entre autres la formation du sentiment d’être soi.
Ce processus est particulièrement développé chez les personnes haut potentiel, ce qui leur permet une pensée fulgurante et aussi une capacité plus rapide dans le cadre de la résolution de problème.
Ainsi l’imagerie démontre des régions cérébrales significativement plus développées chez les Haut Potentiel : mémoire épisodique, simulation mentale, projection alternative, arborescence inconsciente.

Les 2 profils de l'enfant haut potentiel

Le profil homogène ou laminaire

 

Ce sont les enfants à Haut Potentiel dont le profil est plus homogène. Ce sont de véritables couteaux suisses au sein de la société. 

Ce sont des enfants généralement bien adaptés socialement. Ils comprennent assez finement leur environnement et ce que l’environnement attend d’eux.

Ils sont moins motivés par leur propre réussite que par l’équilibre au sein de leur système d’appartenance.

Ils ont une tendance à mettre de côté leurs propres émotions. Ils chercheront donc assez naturellement à remplacer les émotions éprouvées par des sensations physiques, plus tangibles, plus contrôlables.

Le Haut Potentiel Laminaire se trouve en général dans la recherche d’un consensus. Il se construit plusieurs hypothèses qu’il tente de confronter à la réalité pour s’en forger un modèle de compréhension à l’épreuve de la contradiction.

 

L’IRM montre une connexion des différents réseaux du cerveau statistiquement supérieur aux enfants haut potentiel complexe. L’organisation du réseau est d’ailleurs très homogène avec une plus grande performance de l’hémisphère droit.

Ce sont des Explorateurs : toujours ouverts à des perspectives nouvelles et généralement armés pour faire face à l’inattendu.

L'enfant haut potentiel complexe

L’hyperspeculation, l’hyperacuité et l’hyperlatence sont souvent expérimentés avec irrégularité, à l’excès avec une gestion approximative.

 

Ils font preuve d’un collage émotionnel qui les rend sujet à la contagion et à l’amplification des émotions.

Les Haut Potentiel complexe ont également une estime d’eux-mêmes plutôt fragile. On pourrait penser qu’ils ont la grosse tête mais il n’en est rien.
Comme ces enfants ont l’habitude de se battre pour se faire une place dans leurs environnements, ils ont développé une bonne confiance en eux.
Pour autant, ils ont une mauvaise estime d’eux même et des pensées sur eux-mêmes qui sont parfois très dures et pas du tout bienveillante.

 

L’I.R.M montre un réseau de langage et de la parole particulièrement bien développée (hémisphère gauche). Cette connectivité structurale leur confère une forte inclination pour une analyse détaillée des informations externes.

Leur vie intérieure est foisonnante, leur pensée particulièrement autonome. Ils ont une motivation sans faille pour ce qui les passionnent.

Ce sont des Interpréteurs : ils ont tendance à analyser le monde en fonction de leur propre représentation.

De plus, le fonctionnement plus inhibé de l’hémisphère droit confère des difficultés spécifiques aux enfants Haut Potentiel complexe, comme par exemple de plus grandes difficultés des habilités sociales ou encore de l’inhibition

Néanmoins, aucun enfant, ni adulte n’est à 100% complexe, ni 100% laminaire. Le rapport se situe en général autour des 70% – 30% et peut se modifier dans le temps, tout en gardant toujours sa dominance de départ.

Il est important également de comprendre que les difficultés chez les enfants à haut potentiel complexes sont plus visibles que chez le haut potentiel laminaire, ce qui ne veut donc pas dire qu’il y en a moins. Elles s’expriment juste moins bruyamment.

Le seul syndrome lié au haut potentiel

Si le fait d’avoir un profil d’enfant ou plus largement de personnes à Haut Potentiel ne relève ni d’un syndrome ni d’une maladie, J.C Terrassier dans « les enfants surdoués ou la précocité embarrassante » de 1999 décrit déjà le syndrome de dysynchronie comme une caractéristique du haut potentiel.

Cette dysynchronie s’exprime dans plusieurs environnements :

  • Scolaire ou professionnel : ennui, difficulté à apprendre, résultats variables…
  • Social : difficultés à entrer en relation avec les autres, à comprendre la limite, les normes sociales, isolement, sentiment d’être incompris.

Si certains enfants présentent un profil hétérogène de leurs capacités intellectuelles, l’hétérogénéité peut s’exprimer également dans d’autres domaines :

  • Une différence entre le développement intellectuel et le développement moteur: on observe alors des maladresses, des difficultés à écrire…
  • Une différence entre le développement intellectuel et attentionnel : les enfants à Haut Potentiel sont capables d’être attentif lorsqu’ils sont stimulés mais s’ils ne le sont pas assez alors ils peuvent adapter des comportements désorganisés et manquer de concentration.

Les enfants Haut Potentiel ne sont pas plus sujets aux troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH) que les autres enfants. Ils deviennent inattentifs, agités et impulsifs lorsqu’ils ne sont pas suffisamment stimulés.

  • Une différence entre le développement intellectuel et affectif : On observe des comportements immatures, de l’anxiété…
haut potentiel

Les 3 portraits de l'enfant à haut potentiel

Le portrait intellectuel

Les auteurs (O.Revol et son équipe, J.Siaud-Facchin, JC. Terrassier, A. Adda)) s’accordent pour définir les caractéristiques suivantes :

  • Un fonctionnement intellectuel spécifique démontré par les neurosciences
  • Un déficit de l’inhibition latente (reçoit toutes les informations et ne peut pas sélectionner l’information pertinente ce qui peut générer des difficultés scolaires face aux consignes)
  • Une pensée en arborescence dans laquelle chaque pensée en déclenche une nouvelle.
  • Une pensée globale et intuitive (fait des liens rapidement mais a du mal à argumenter)
  • Un grand attachement au sens des mots
  • Un traitement spécifique de l’information : leurs cerveaux en reçoit plus et plus rapidement que la moyenne des enfants du même âge.
  • Une grande curiosité
  • Une grande capacité d’attention à condition d’être intéressé
  • Un langage élaboré et structuré dès le plus jeune âge
  • Un intérêt pour les lectures « encyclopédiques »
  • Un grand intérêt pour les questions métaphysiques (vie, mort, univers…)
  • Un changement rapide des intérêts dès qu’ils sont maitrisés
  • Une grande mémoire
  • Un grand sens de l’observation, du détail
  • Une pensée créatrice, divergente qui peut générer un manque d’organisation
hpi

Le portrait affectif et comportemental de l'enfant haut potentiel

On retrouve chez les mêmes auteurs ces différentes caractéristiques :

  • Une hyperactivité émotionnelle
  • Une grande sensibilité émotionnelle face à l’injustice, les reproches, l’échec
  • De nombreuses négociations liées à un profond besoin d’équité
  • Une hyperesthésie (hypersensibilité des 5 sens)
  • Un besoin de sommeil inférieur à la moyenne
  • Un grand sens de l’humour
  • Une grande empathie (ressent ce que les autres ressentent)
  • Des peurs non conventionnelles pour leur âge (mort, fin du monde etc.…)
  • Une préférence pour lier des amitiés avec des enfants plus âgés ou des adultes
  • Besoin énorme de stabilité affective
  • Faible tolérance à l’autorité brute (justification des règles, besoins de sens)
  • Un esprit critique très développé
  • Un perfectionnisme qui doute souvent et qui a peur de l’échec
  • Une motivation liée à l’intérêt
enfant haut potentiel

Le profil scolaire

On observe différents profils scolaires de l’enfant à Haut Potentiel mais je m’attacherai ici à décrire les caractéristiques globales observées par les auteurs* :

  • De grandes capacités et une grande rapidité d’apprentissage
  • De fréquente difficulté d’écriture (surtout chez les garçons)
  • Une résistance à l’apprentissage par cœur
  • Ennui qui peut-être injustement confondu avec un TDAH
  • Une difficulté à justifier ses résultats
  • Une excellente expression orale pour un écrit plus difficile
  • Une absence apparente de méthodologie (ils utilisent leurs méthodes et non les méthodes scolaires).
  • Fonctionnent à l’affectif pour avancer, pour apprendre
  • Besoin d’être valorisé dans les apprentissages
  • Besoin d’être apprécié par ses enseignants
  • Besoin de maîtriser son environnement.

Les troubles de l'enfant à Haut Potentiel

Les enfants à Haut Potentiel dont le profil est complexe sont plus fréquemment porteurs de troubles (dyslexie, dysgraphie, dysorthographie etc…) que les enfants dont le profil est laminaire.

Haut potentiel et troubles du spectre autistique (TSA)

Vous connaissez sans doute l’excellent blog des « Tribulations d’un petit zèbre » dans lequel vous trouverez des mines d’informations !

Je vous propose ici d’exposer pour vous le chevauchement des caractéristiques propres au TSA et aux enfants à Haut Potentiel hétérogène **.

  • Intérêts vifs et absorbants qu’ils partagent peu
  • Difficultés dans leurs relations sociales, retrait social
  • Mauvaise compréhension des règles de la communication sociale
  • Humour particulier
  • Langage formel
  • Pensée divergente
  • Perfectionnisme
  • Hyperesthésie

Une fois encore, seul un professionnel qualifié peut établir un diagnostic de Haut Potentiel ou de TSA.

Ces caractéristiques communes ne peuvent pas suffire à poser un diagnostic mais nous éclaire néanmoins sur le questionnement que nous pouvons avoir parfois en tant que parents quant à l’un ou l’autre des diagnostics.

*Sourceshttp://www.neuropsychologie-montréal.comhttp://www.douance.org

**Burger-Veltmeijer (2011)

Livres et conférences de JC. Terrassier, O.Revol et son équipe, J. Siaud-Facchin, J.F Laurent, A. Adda, F.Nusbaum

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