Comment éviter les crises de fin de journée de mon enfant à Haut Potentiel?

quotient emotionnel

Etape 1 : comprendre l’origine de la crise

Hyperesthésie et hypersensibilité de l’enfant à Haut Potentiel

L’enfant à Haut Potentiel bénéficie souvent d’une capacité exacerbée de l’ensemble des 5 sens :

  • Son champ de vision est plus large, il peut également être hypersensible aux lumières, aux couleurs
  • Il distingue des sons beaucoup plus faibles que la moyenne des gens
  • Il a une forte sensibilité kinesthésique : vous comprenez maintenant pourquoi les étiquettes des vêtements lui sont insupportables ou que son t-shirt le serre de trop ou que les coutures des chaussettes sont réellement vécues comme une torture !
  • Son goût est très fin. Il est sensible aussi bien aux goûts des aliments qu’à la texture de ce qu’il met dans sa bouche.
  • Son odorat est très développé. Il peut même s’en servir comme source d’information sur l’environnement qui l’entoure (je me souviens de mon fils qui savait que tel voisin était monté avant nous dans l’ascenseur car il en avait perçu l’odeur !)

Quelles conséquences sur le cerveau ?

L’hyperesthésie des enfants à Haut Potentiel n’est pas une chose à prendre à la légère!

Bien sûr, certains enfants seront plus sensibles aux stimulations visuelles, d’autres seront plus olfactifs, il ne s’agit pas de faire des généralités. Mais pour tous, cela a une incidence non négligeable sur leurs comportements.

Une des particularités des enfants précoces est leur fonctionnement intellectuel. Leur cerveau ne sait pas traiter une information à la fois. Il a été démontré par les neurosciences que contrairement à une personne lambda, le cerveau des enfants (ou adultes d’ailleurs) diagnostiqués à Haut Potentiel traite toutes les informations simultanément. Toutes les aires du cerveau sont actives en même temps, sans pouvoir prioriser l’information essentielle à traiter.

Ajoutez à cela l‘hypersensibilité sensorielle (hyperesthésie) et vous obtiendrez un cocktail détonant !

Toutes les informations de l’environnement se bousculent donc à la porte du traitement de l’information et ces informations sont ressenties de manière beaucoup plus intense : de quoi causer des cas de « surchauffe imminente ».

Lorsque nous mettons nos enfants dans des environnements déjà riches en stimulations de toutes sortes, nous leur demandons également de supporter l’insupportable.

Imaginez toutes les odeurs présentes dans un supermarché (et toutes ne sont pas des plus agréables !), prenez le temps de vous concentrer sur les différents bruits d’un tel lieu. Oui concentrez-vous. Visualisez les néons qui vous éblouissent et ajoutez à cela une étiquette qui vient vous frôler la peau comme du papier de verre.

Ressentez le stress des gens autour de vous, l’ennui de la file d’attente à la caisse…

Je continue ?! Non, je pense que vous avez saisi où je voulais en venir !

Nos cerveaux d’adultes (presque normalement constitués !) discriminent toutes ces stimulations (sauf si vous êtes également à Haut Potentiel et là je n’ai rien besoin de vous expliquer !). Celui de vos enfants les reçoit en flux continu…

Mais nos enfants ne sont pas uniquement hyperesthésiques, ils sont également pour la plupart hypersensibles.

Cette hypersensibilité se traduit par le fait qu’ils ressentent plus d’émotions au cours d’une journée et que l’intensité de ces émotions est bien plus grande que pour un autre enfant.

Leur cerveau est donc surchargé d’informations sensorielles et affectives à traiter ce qui génère un stress dans l’organisme et une décharge des hormones du stress.

L’étiquette qui frôle la peau comme du papier de verre ou le t-shirt trop serré ou la boucle de la sandale … suffit à elle seule à générer une souffrance et donc un stress.

Et lorsque l’organisme subit un stress, il est programmé pour le décharger. Nous y sommes, notre enfant s’agite, court partout, tente par ses propres moyens de résoudre le problème qu’il est en train de vivre et puis la crise éclate pour autre chose, pour le paquet de bonbon que nous refuserons d’acheter ou pour quelque chose que nous jugerons sans importance… 

Il nous faut comprendre que cette décharge est physiologiquement nécessaire !

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Etape 2 : Comprendre les sources de stress de l’enfant à Haut Potentiel

Une des principales sources de stress pour nos enfants résident dans l’impossibilité de répondre par eux même à leurs besoins de bases. Nous, adulte, nous sommes en mesure le plus souvent de satisfaire nos besoins mais les enfants eux sont encore très dépendants des adultes qui les entourent.

Voyons ensemble les différentes sources de stress que peuvent subir nos enfants dans une journée d’école :

  • Il a eu soif pendant le temps de classe mais n’a pas eu l’autorisation ou n’a pas osé boire : un de ces besoins vitaux a été frustré et a généré un stress dans l’organisme
  • Il a eu besoin d’aller au WC mais a dû attendre la récréation pour soulager ce besoin vital 
  • Les néons dans la salle de classe ont été allumés toute journée et les enfants étaient particulièrement bruyant et agités aujourd’hui : son hyperesthésie a généré beaucoup de stress dans son organisme
  • Son meilleur copain a refusé de jouer avec lui à la récréation : il ne s’est pas senti aimé et à dû contenir sa tristesse. Le stress a déferlé dans son organisme
  • Le repas de midi a la cantine n’était pas bon, il a peu mangé… La faim a généré une situation de stress dans son organisme
  • Il n’a pas compris la consigne de l’exercice demandé par la maîtresse : sa faible estime de soi a été renforcée et il s’est senti nul, ce qui a généré du stress dans son organisme.
  • Il s’est ennuyé pendant les leçons. Il avait déjà compris la leçon du jour alors que la maîtresse l’a répété de très nombreuses fois et à demander de faire le même exercice plusieurs fois. Votre enfant s’est ennuyé et l’ennui est une source de stress pour un enfant à Haut Potentiel.

Vous le voyez les sources de stress sont nombreuses pour nos enfants au cours d’une journée et cette liste n’est pas exhaustive !

Nous devons avoir conscience que nos enfants ont été très stressé au cours d’une journée. Mais pourquoi décharger tout ce stress lorsqu’ils se retrouvent avec nous ?

Comme tous les mammifères, les petits humains ne montrent leurs faiblesses que lorsqu’ils se sentent en sécurité affective. Ils ne vont montrer leurs failles que lorsqu’ils seront assurés que cela ne modifiera pas le lien avec les personnes présentes. Et selon vous, avec qui se sentent-ils enfin en sécurité ?!

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Etape 3 : avoir conscience du lien d’attachement

Il est normal et même rassurant que votre enfant soit plus enclin à exprimer ses émotions lorsqu’il est avec vous ! Cela n’a rien à voir avec le fait que vous parveniez moins bien que d’autres à gérer votre enfant ni avec une quelconque incapacité de votre part !!!

 

La figure d’attachement

La théorie de l’attachement, a été formalisée par le psychiatre et psychanalyste John Bowlby en 1978.

L’enfant vient au monde avec des savoir-faire innés qui lui permettent de créer une relation avec autrui.

Le principe de base est qu’un jeune enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel normal, de développer une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui. La personne qui s’occupe le plus souvent et le plus régulièrement de l’enfant va devenir la figure d’attachement principale.

Bien que les papas prennent de plus en plus leurs places au côté des enfants, dans notre société les mamans restent encore pour le moment le plus souvent les figures d’attachements principales de leurs enfants. D’après une étude publiée par le ministère des affaires sociales, en 2015 les femmes consacrent en moyenne 1h33 minutes par jour à s’occuper de leurs enfants contre 44 minutes pour les hommes (soit le double), sachant que la proportion du temps apporté aux soins des enfants est de 53 minutes pour les femmes contre 20 minutes pour les hommes (soit presque 2/3 – 1/3).

La figure d’attachement principale nourrit le sentiment de sécurité intérieure de l’enfant, par sa constance à être présente, à apporter bien-être, réconfort, repère, soins divers, tendresse, moments partagés, et à répondre à ses besoins. Plus la figure d’attachement nourrit ce lien, plus elle remplit le réservoir affectif de l’enfant… plus se développent ses compétences émotionnelles, sociales et intellectuelles. C’est aussi grâce à ce profond sentiment de sécurité généré par la qualité de la relation avec la figure d’attachement principale que l’enfant pourra dès 2 ans commencer à explorer le monde. Ce n’est en effet que lorsque les besoins d’attachements sont satisfaits que le jeune enfant peut s’éloigner en toute sécurité de sa figure d’attachement pour explorer le monde qui l’entoure.

Nous sommes des mammifères et c’est un réflexe archaïque que possèdent tous les mammifères : ne pas exprimer sa détresse en milieu hostile ou étranger, sous peine de se rendre vulnérable. 

Nos enfants ont donc tendance à exprimer plus librement leurs émotions avec nous qu’avec d’autres personnes.

 

Mais ils ont également besoin de cette sécurité pour décharger toutes les tensions qu’ils ont accumulées dans une journée.

 

Ces tensions, ce stress accumulé n’est pas de l’émotion. Ce sont en fait des réactions émotionnelles parasites.

Vous avez sans doute connu ces moments où après une journée qui vous a été décrite comme sans souci particulier, vous retrouvez votre enfant. Et soudain, pour un gâteau cassé, parce que vous lui demandez quelque chose d’anodin, (pour une broutille en somme), la tempête éclate !

Rassurez-vous, si votre enfant éclate dès qu’il vous retrouve ce n’est aucunement contre vous !

Bien au contraire, c’est parce qu’il se sent en sécurité avec vous qu’il peut désormais décharger toutes les tensions qu’il a accumulées !

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Etape 4 : comment réagir en cas de « crises » ?

Tout d’abord, prenez le temps d’identifier le comportement de votre enfant comme un besoin de décharge.

Ensuite, donnez-lui de l’amour !!

En éducation positive, nous considérons l’amour comme un carburant. Le cerveau de votre enfant reçoit lors des tempêtes de fortes doses d’hormones du stress (adrénaline, cortisol). En remplissant son réservoir affectif, vous diffuserez dans son cerveau de l’ocytocine (hormone du bien-être).

Gardez votre calme, prenez de grandes respirations.

La verbalisation est inutile en cas de tempête… préférez le contact physique rassurant, contenez au besoin votre enfant physiquement et encouragez-le à décharger toutes ses tensions.

N’associez pas son comportement à une émotion, ce n’en est pas ! Nous avons parfois tendance à confondre les réactions émotionnelles parasites avec de la colère. Une émotion a besoin d’être exprimée, verbalisée, entendue, une réaction émotionnelle parasite est une décharge de stress qui a simplement besoin d’être défoulée.

Essayez de prévenir ces situations. Si vous savez que votre enfant à tendance aux tempêtes émotionnelles après un temps passé sans vous, proposez-lui une activité physique lorsqu’il vous retrouve. Allez faire un tour au parc en rentrant de l’école est une astuce imparable à condition que vous acceptiez de jouer avec votre enfant ! En jouant avec votre lui, vous remplirez son réservoir affectif et favoriserez par le mouvement physique la décharge des tensions accumulées.

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Etape 5 : Comment éviter les « crises » de fin de journée?

Nous pouvons mettre en place différentes actions qui vont limiter le risque de crise de fin de journée de notre enfant :

  1. Remplissez son réservoir affectif correctement avant le départ à l’école !

Nous l’avons vu, notre enfant va être confronté à différentes source de stress au cours de la journée. Ce stress va avoir un impact plus ou moins important sur lui selon qu’il se sentira déjà stressé ou non. En remplissant correctement le réservoir affectif de votre enfant avant de le quitter, vous allez lui permettre de se sentir aimé et donc moins fragile au cours de la journée

  1. Laissez-le emmener un petit bout de vous !

Le réservoir affectif de nos enfants à tendance à se vider rapidement, comme un seau que m’on essayerait de remplir mais qui serait percé. Je vous invite à concrétiser votre présence auprès de votre enfant au cours des épreuves qu’il va devoir affronter au cours de sa journée. Vous pouvez lui écrire des petits mots que vous laisserez dans sa trousse ou dans les poches de sa veste. Vous pouvez également remplir ses poches de « papier bisous » dans lequel votre enfant pourra piocher au cours de la journée pour se rappeler que vous pensez à lui et que vous l’aimez.

3.Anticiper la crise !

Nous le savons bien, nous ne pourrons pas éviter la frustration des besoins vitaux et des besoins affectifs de notre enfant lors de son temps d’école. Nous pourrons veiller à le faire lorsque nous sommes avec notre enfant mais pendant ce temps de séparation, nous ne pourrons pas le faire.

C’est pourquoi je vous invite à mettre en place des actions qui vont limiter les crises de décharge de tout ce stress au retour de l’école. Une des choses qui fonctionnent le mieux est de favoriser le défoulement physique de votre enfant :

  • L’idéal est de passer par le parc et de laisser votre enfant se défouler une bonne heure avant de rentrer à la maison.
  • Lorsque le passage par le parc n’est pas possible, vous pouvez prévoir tout de même un temps à l’extérieur lorsque le temps le permet : Garer votre voiture un peu avant votre domicile et organisez une course. Mieux encore, rentrez à pied et laissez votre enfant aller à son rythme, laissez-le jouer sur le chemin du retour, le jeu est un excellent exutoire pour nos enfants.
  • Investissez dans un trampoline ! Si vous habitez en maison, le trampoline extérieur est idéal pour décharger toutes les tensions de fin de journée. Il existe également des petits trampolines pour intérieur qui, une fois l’espace sécurisé, pourra faire l’affaire.
  • Organisez des concours de chants ou de cris : la voix est un canal intéressant à utiliser pour décharger les tensions physiques. Et puis ce concours sera peut-être suivi d’un bon fou rire, lui aussi idéal pour décharger le stress de la journée aussi bien pour votre enfant que pour vous !

Quoique vous puissiez mettre en place, je vous conseille vivement de ne pas enchaîner la sortie de l’école avec les devoirs. Croyez-moi, mieux vaut reporter d’une heure les devoirs que de devoir gérer une crise qui sera bien plus longue et bien plus éprouvante pour tout le monde.

Pensez à remplir le réservoir affectif de votre enfant. Bien sûr, vous l’aurez déjà fait le matin avant le départ mais il est également important de recommencer quand vous vous retrouvez. Le réservoir de votre enfant se sera très probablement vidé au cours de la journée :

  • Offrez-lui un temps de relation privilégié. Nos enfants ont besoin de sentir que nous sommes là pour eux. Si nous enchainons les journées d’école et de travail sans prendre le temps de les assurer de notre attention, de notre amour, alors nous allons favoriser la survenue des crises de fin de journée…
  • Partagez les temps de défoulement. En organisant une course avec vous ou un concours de cris ou un combat d’épée ou tout autre activité « défouloir » à partager avec vous, vous allez favoriser la décharge de stress de votre enfant et remplir du même coup son réservoir affectif !

Et vous, quelles sont vos astuces pour éviter les crises de fin de journée de votre enfant?

Partagez ce qui marche le mieux pour votre enfant dans la zone de commentaire !

7 Réponses à “Comment éviter les crises de fin de journée de mon enfant à Haut Potentiel?

  • Merci pour cet article ! Il complète parfaitement ce dont j’avais conscience et ce que j’essaye de mettre en place. Effet zèbre de mère en fils. ça donne un atout pour comprendre vite. Malheureusement, malgré tout cela, c’est insuffisant ici par période maintenant. Grand merci en tout cas ! ça va aider du monde.

  • Comme Christine j’ai un ado (15 ans) qui fait souvent des crises le soir (injures, violences physiques).
    Il refuse de faire ses devoirs avec refuge devant les écrans. Il est conscient que la classe de troisième est une étape clé dans sa scolarité mais il est incapable de gérer cela. difficiles de trouver les moments calmes pour le rassurer et la décharge physique est d’autant plus compliquée qu’il a encore la jambe dans le plâtre pour qq jours !!! Bref preneuse de conseils pour ados car le parc ne marche plus 😉
    Et merci pour certains éléments comme la kinésthésie que je retrouve effectivement chez lui et que je ne prenais pas en compte comme source de stress chez lui : Phobie des boutons, des pantalons trop serrés, T-shirt trop fins ou trop épais !

    • Merci pour vos articles que je découvre ce jour. Ceux ci m’aident beaucoup à me remettre en question, me donne des explications plus claires sur le fonctionnement de ces petits zèbres et des pistes pour avancer avec ma fille de 8 ans. Surtout quand on est une famille nombreuse dont 1 enfant (peut-être les suivants aussi) ont cette particularité qu’il faut gérer !

  • Merci pour tous ces éclaircissements! L’hyperesthesie et l’hypersensibilité sont mon quotidien depuis toujours, et nous sommes donc deux créatures « à vif » et impulsives à cohabiter, ce qui ne simplifie pas nos relations… heureusement que l’amour est là, en quantité infinie! Ma fille est très facilement distraite et perd du temps dans des actions nécessaires du quotidien qui ne l’intéressent pas et ne lui donnent pas de plaisir… ce soir j’ai réorganisé notre planning – bain en rentrant à la maison, un moment nécessaire mais qu’elle adore – et tout s’est enchaîné différemment, plus efficacement, de façon à lui laisser 45 minutes plongée dans son roman avant le coucher! Une soirée plus douce, plus fluide, avec beaucoup plus de temps libre et heureux pour elle, et moins de stress… demain sera encore plus réussi, puisque grâce à votre article je saurai anticiper et mieux réagir à l’inévitable dérapage émotionnel qui se joue à 2 voix chez nous, la sienne et la mienne! Merci!

    • Merci de votre message, vous êtes sans aucun doute sur la bonne voie 🙂

  • Christine Lainé
    4 moispassé

    Mon fils, actuellement en classe de 4eme, se décharge le soir à la maison de tout ce qu’il a ressenti négativement la journée : pleures, colère, voire violence, fatigué, il se couche parfois en rentrant pu s’enferme dans le monde virtuel et surtout refuse de faire ses devoirs ou s’y met laborieusement… Je suis moi-même souvent fatiguée et impuissante. Pouvez vous m’apporter quelques conseils. Merci d’avance

    • Bonsoir Christine, je vous invite à rejoindre ma newsletter et de profiter de la Masterclass que je donnerai la semaine prochaine dans laquelle je donnerai de nombreux conseils.

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