Les caractéristiques de la petite fille hp

Mais qui est vraiment la petite fille intellectuellement précoce?

La petite fille à Haut Potentiel présente les caractéristiques de l’enfant à Haut Potentiel en général mais à tout de même un fonctionnement spécifique dicté à la fois par les spécificités de ses fonctionnements intellectuels et émotionnels mais également en lien avec la représentation sociale que l’on a d’une petite fille en général !

adolescent surdoué caractéristiques

Comme beaucoup d‘enfants précoces, la petite fille à Haut Potentiel n’a pas forcément parlé plus tôt que les autres enfants mais a peut-être attendu de maîtriser le langage. A l’école, elle n’est pas toujours la bonne élève qui a d’excellentes notes…

Mais contrairement aux garçons à Haut Potentiel, la petite fille est moins opposante, moins turbulente. Elle a même tendance à s’effacer, se fondre dans la masse voir même développer une phobie scolaire.

Les symptômes de la petite fille intellectuellement précoce sont plus discrets que ceux des garçons. Ils sont plus intériorisés.

De plus, comme nous l’explique Arielle Adda dans sa chronique du mois de mai 2013 :

Les petites filles portent encore certains stigmates de notre culture passée où la fille ne devait pas être trop instruite ! On s’étonne moins de son hypersensibilité ou de son hyperesthésie, qui est une caractéristique que l’on attribue plus facilement aux petites filles qu’aux petites garçons, précoces ou non !

L’hypersensibilité des petites filles précoces n’est alors pas interprétée comme un signe possible de Haut Potentiel mais plutôt comme une caractéristique classique des filles en général.

reconnaître un surdoué

La petite fille à Haut Potentiel entre 7 et 11 ans

(Kerr 1994)

La plupart des filles intellectuellement précoces de cette tranche d’âge apprécient particulièrement la solitude. Cette étape est classique dans le développement des interactions sociales de la fille à Haut Potentiel. Il ne faut pas s’en inquiéter ni y voir une anxiété sociale ou un rejet. Il est même important que nous, parents, parvenions à respecter ces temps de solitude désirés par nos petites filles HP.

Il faut également que nous gardions à l’esprit que si notre petite fille présente un fonctionnement intellectuel spécifique qui se traduit parfois par une certaine avance sur le plan des apprentissages, il en est de même pour le développement de ses relations sociales. 

Bien souvent, la petite fille à Haut potentiel à entre 4 et 6 ans d’avance sur le plan de la construction de ses relations sociales. Elle recherche avant tout une intimité, une relation sûre et profonde.

Nous pouvons favoriser son épanouissement dans ce domaine en lui permettant de pratiquer des activités ou elle va pouvoir rencontrer des enfants de tous âges.

Dès son entrée au collège...

Dès la pré-adolescence, la fille à Haut Potentiel ressent le désir de devenir comme les autres !

Alors qu’elle est confrontée au choix entre une vie sociale désirée et les performances scolaires, il est important que la fille HP puisse s’appuyer sur une confiance en elle solide et stable… Et on le sait, l’estime de soi et la confiance en soi n’est pas la plus grande force de nos enfants. Nous avons, même à cet âge, tout intérêt pour le bien être de nos enfants à favoriser les bonnes pratiques éducatives qui permettent la construction d’une bonne estime de soi

Car la société ne lui facilite pas la tâche !!

D’un côté, elle l’encourage à une réussite professionnelle, une carrière et d’un autre elle véhicule toujours les clichés de la douceur, de la soumission et de la « bonne mère de famille »…

surdoué

Retenons que l’adolescente et même la pré-adolescente a besoin de se sentir appartenir à un groupe. Nous l’aiderons en lui proposant des activités où les performances scolaires ne sont pas mises en avant. De cette façon, elle pourra avoir des temps de rencontre qui miseront sur ses autres compétences.

Parallèlement à cela, nous lui proposerons des activités avec d’autres filles à Haut Potentiel. De cette façon, elle pourra vivre des moments où elle peut exploiter son Haut Potentiel dans un cadre rassurant.

En complément de cet article, je vous conseille la lecture du livre de Doris-Perrodin-Carlen, auteure de « Et si elle était surdouée » que j’ai eu la chance d’écouter lors de la conférence sur les 100 idées pour accompagner l’enfant à Haut Potentiel.

 

Vous avez une fille à Haut Potentiel? Et si on en parlait dans la zone réservée aux commentaires? 😉

17 Réponses à “Les caractéristiques de la petite fille hp

  • Ah la fameuse petite fille qui rentre tout bien dans le moule sans dépasser à l’école et qui explose de retour à la maison…
    Celle qui a mal au ventre le dimanche soir et qui voudrait qu’il n’y ait pas de récré…
    Celle qui déteste faire ses devoirs et surtout passer du temps à apprendre une leçon et peut passer une journée entière au musée…
    Celle qui ne supporte pas de se tromper et saute d’une activité à l’autre…
    Et qui du haut de ses 8 ans adopte un comportement de pré-ado ou ado (« c’est bon quoi! » Avec lever des yeux au ciel…)
    Et qui manque de confiance en elle, avec des émotions incontrôlées (et parfois incontrôlables) en positif comme en négatif et qui aime tellement qu’on la câline et a du mal à développer son autonomie…
    Ma poulette quoi!

    • Oh on dirait ma fille, pas encore pour les devoirs elle a 6 ans…mais pour le reste oui…

    • Carole Bernasiak
      2 anspassé

      Bonjour Julie vient de lire votre commentaire et j’en suis toute chamboulée ! Je n’est pas pu faire diagnostiquer mes filles . Mes tout se que vous avez écrit ressemble à mes deux crapule de 13 et 8 ans c’est impressionnant 😊 😀! on se sent moins seul ! Merci

    • C’est le portrait de ma fille de 6 ans. Déjà en mode ado chiante mais qui veut encore faire la petite fille pour être comme sa petite soeur… On est tellement démunie face a ce comportement hors norme.

    • Je retrouve ma fille dans toute votre description ! Elle est très en avance pour tout mais rejette l’autonomie. Elle vient de sauter une classe donc l’école est un peu moins pénible pour elle mais tjs pas une source d’épanouissement. Elle a 5 ans, je ne suis pas sûre qu’elle soit HP (même si je la retrouve dans toutes les descriptions) et j’hésite à lui faire passer les tests. Des avis ?

      • Bonjour Julie, en faisant passer les tests à votre fille vous aurez une idée plus précise de ses forces et de ses faiblesses et des ses fonctionnnements spécifiques. Ceci dit, si votre fille va bien et n’est pas en souffrance, le test peut attendre les 6-7 ans de l’enfant afin d’être plus précis et plus fiable.

    • Vous avez rencontré ma fille Léontine ??? Votre analyse lui correspond si bien que je ne peux que penser que vous l’avez déjà vue 😜

  • Martin Carine
    2 anspassé

    Oui Julie, c’est exactement ma Lea de 10 ans sauf que elle a besoin des autres et souffre donc de ne pas avoir « d’amis ».

  • C’est exactement ma fille de 10 ans, on fait quoi pour l’aider ? J’ai très peur pour le collège.

    • Bonjour Valérie, pour l’aider, on booste sa confiance en elle, on travaille sur les émotions et on lui répète 1000 fois par jour que personne n’attend d’elle qu’elle soit parfaite et on l’entoure de beaucoup beaucoup d’amour 😉

  • Je trouve l’emploi du sigle HP maladroit…parce que certaines se sentent déjà bien assez « folle » ! De plus l’article étant court, il peut paraître restrictif, surtout pour ceux qui en sont aux balbutiements de leurs recherches, alors que la précocité revêt mille facettes.

  • Exactement ma fille. Elle a aujourd’hui 10 ans. Jusqu’à présent je la décrivait comme une enfant « trop »… Trop sensible, trop agitée, trop colérique, trop affectueuse (et oui les calins, c’est forcément courir et sauter genoux en avant sur ses parents tranquillement installés sur le canapé)… très perspicace, toujours à la limite de l’incorrection (le côté pré-ado…) Bref, une enfant adorable !
    Par ailleurs, elle s’ennuie en cours, car c’est trop nul ! mais à l’école se comporte comme une petite fille modèle et fait tout ce qu’on lui demande, sans faire de vagues…
    Autre exemple : Elle saute dans tous les sens 3 jours avant son anniversaire car toute la famille dispersée va venir fêter son anniversaire pour la première fois et qu’elle est trop contente. Mais le jour J fait la tête, ne veux pas enlever son jogging troué et affirme qu’elle est super contente… Malheureusement , elle est « trop » pudique pour laisser exprimer sa joie devant tout le monde…

    Depuis toute petite, elle a cette petite différence qui la rend attachante, particulière, singulière…

    • Bonjour,
      C’est exactement ma fille de (presque) 8 ans 🙂
      Elle a aussi cette petite différence depuis toute petite. Après les interrogations, les différents livres lus, et les réflexions de l’entourage, j’ai décidé de la faire diagnostiquer.
      Et puis, « raté ». Elle est très intelligente, mais pas surdouée. Encore un « trop », mais pas assez ^^
      C’est difficile, mais tellement enrichissant… Bon courage à vous

      • Bonjour Aline,
        J’aurais envie de vous dire : continuer à la « surveiller ». Il peut y avoir des faux négatifs dans les résultats des tests. Les enfants (et adultes) HP ont souvent des « troubles d’apprentissages » (décidément, je déteste cette appellation beaucoup trop restrictive) qui peuvent passer inaperçus du fait de leur douance, mais qui pourrait influencer les tests…

  • Bonjour
    Bientôt mon doute sera levée, ma fille fera son test la semaine prochaine…
    Votre texte me parle ! Tout simplement merci !
    🤗

  • Florence lemasson
    4 moispassé

    18 ans maintenant pour ma fille. Elle a parlé vers 2 ans, parfaitement. Vers 3 ans a commencé à me demander les lettres et en grande section savait lire parfaitement. L’instit lui demandait de faire la lecture aux autres. Arrivée en primaire en classe CP-CE1, le maître l’a bascule en cE1 au bout d’une semaine. Ensuite scolarité en primaire plutôt bonne. Au collège, là, ça se corse. En 6éme, passe d’une très bonne note à une très mauvaise. Puis elle se fait virer du collège privé car ils ne la comprennent pas. Heureusement en 5éme, elle est dans un collège public avec une principale adjointe très à l’écoute. Jusqu’en 3ème, se maintient à 12 de moyenne générale, sans beaucoup travailler. Après au lycée, ça devient un peu plus compliqué. Elle a une dominante littéraire, mais un profil plus vers le journalisme. Donc elle doit faire ES, Aïe, les maths !!… J’ai moins de facilités donc je n’aime pas ça … Maintenant en IUT info-com, ça à l’air d’aller. Mais le seul Hic, c’est son caractère pas facile et très indépendant et ne veut pas faire d’efforts vestimentaire et de look. Je me cache avec des cheveux longs. Tout le monde que ça viendra plus tard, j’attend !!! Progrès cette année, elle a des amis ce qu’elle n’avait pas ni au collège, ni au lycée….

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