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Etes vous un adulte à haut potentiel?

L'adulte à Haut Potentiel haut potentiel découvre ses spécificités en même temps que celui de son enfant !

Il y a 9 ans, j’entendais pour la première fois parler de précocité, de zébritude, de douance, de haut potentiel… Ces termes m’étaient jusqu’alors totalement inconnus.

Comme beaucoup de monde, je connaissais le terme de surdoué et je l’assimilais aux petits génies à lunette, à ces enfants brillants, sans effort apparent, dans le cercle scolaire.

Je consultais un spécialiste pour tenter de mettre du sens sur les comportements de mon petit garçon. Je sentais chez lui une souffrance, un mal être que je n’arrivais pas à comprendre.

Comprendre, mettre du sens, voilà ce qui a dirigé ma vie et qui reste encore aujourd’hui essentiel pour moi !

Je suis donc face à cette spécialiste. Elle me pose des questions sur les étapes du développement de mon fils, sur ses comportements dans notre vie quotidienne.

 J’y répond, le plus honnêtement possible. Et puis le terme est lancé « Avez-vous déjà entendu parler de haut potentiel Madame ? ».

Non, je n’en ai jamais entendu parler, pas réellement….

Le médecin en face de moi m’énoncent alors les nombreuses caractéristiques possibles des enfants à haut potentiel : leur langage élaboré dès le plus jeune âge, leur grand attachement au sens des mots, leur mémoire particulièrement développée, leur intérêt pour les questions métaphysiques mais aussi leur sens de l’humour, leur hypersensibilité, leur grande sensibilité face à l’injustice, leur besoin d’équité….

Elle déroule une liste de caractéristique est tout se brouille dans mon esprit. Est-elle vraiment en train de parler de mon fils ou est-elle en train de parler de moi, de l’enfant que j’ai été ?

Je suis sous le choc de ces nouvelles informations: soulagée de pouvoir mettre du sens sur les comportements de mon fils mais perturbée par ce que cela m’a fait ressentir.

Ce sentiment de décalage que je ressens depuis toujours, cette hypersensibilité qu’on m’a tellement reprochée, ce besoin de mettre du sens sur tout, ce besoin de comprendre, mon parcours scolaire chaotique en fonction de la qualité relationnelle que j’arrivais ou pas à nouer avec les enseignants… J’ai l’impression de sortir du brouillard…

parent haut potentiel

Le Haut Potentiel comme bagage héréditaire

Je l’ai appris bien plus tard. Le haut potentiel est un bagage héréditaire !

Ce sont des caractéristiques neurophysiologiques qui se transmettent de génération en génération !

Le haut potentiel se traduit par une myélinisation accrue des neurones ce qui fait que les informations arrivent plus vite au cerveau mais aussi que les différentes zones cérébrales sont mieux connectées entre elles.

Ces spécificités neurophysiologiques dote la personne à haut potentiel d’une plus grande acuité sensorielle et d’une hypersensibilité souvent mal comprise.

Puisque ce câblage différent est un bagage héréditaire, cela signifie que si votre enfant a été identifié à haut potentiel, alors il y a des grandes chances que vous le soyez aussi.

Soyez le parent que vous auriez aimé avoir !

Être un parent à haut potentiel d’un enfant à haut potentiel peut avoir des avantages comme des inconvénients !

Le principal avantage est sans doute la compréhension rapide des fonctionnements, des difficultés, des plaisirs de nos enfants.

Et c’est aussi le principal inconvénient !

Les hypersensibilités se heurtent, l’effet miroir nous bouscule, nous fait peur même parfois. Tous les parents du monde souhaitent éviter à leurs enfants les souffrances qu’ils ont eux même vécus. Et je sais combien vivre avec un haut potentiel peut parfois être difficile…

Depuis que j’ai pris connaissance du haut potentiel de mon fils (et du mien !), il y a une phrase qui me guide :

« Sois le parent que tu aurais aimé avoir ! ».

Quand j’étais enfant, le haut potentiel n’était pas du tout connu. Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu pour m’accompagner, avec leurs moyens à eux.

Aujourd’hui, nous disposons de nouvelles connaissances sur les fonctionnements spécifiques de nos enfants. Les neurosciences nous ont aussi apportées de nouvelles connaissances sur les effets de nos choix éducatifs sur le développement de nos enfants. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas !

Posez-vous ces questions : « Quel parent est-ce que j’aurais aimé avoir ?  De quel parent aurais-je eu besoin pour m’aider à dépasser mes difficultés ? »

Bien sûr, nos enfants ne sont pas des mini-nous.

Ils sont à la fois un peu comme nous et différents de nous. Il ne s’agit pas de transférer sur nos enfants nos propres douleurs ou difficultés mais juste se poser en toute lucidité la question de savoir de quel type de parent vous auriez eu besoin pour ensuite tenter de devenir ce parent-là.

Je vous entends derrière vos écrans me dire « Oui mais je n’arrive pas à gérer mon hypersensibilité, je n’arrive pas à mettre en place un cadre ferme et bienveillant, je ne sais pas être l’adulte stable et sécurisant dont mon enfant a besoin… »

Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de vous demander d’être un parent parfait (quelle horreur, contre qui votre enfant pourrait-il se construire ! 😉 ).

C’est au contraire en vous acceptant comme vous êtes ET en vous mettant en chemin pour dépasser vos difficultés que vous donnerez l’exemple à votre enfant.

Nos enfants n’ont pas besoin de parents parfaits ! Ils ont besoin de modèles.

Et être un modèle pour son enfant, c’est surtout accepter ses faiblesses, ses difficultés et y faire face pour les dépasser, pour se dépasser et voguer vers plus de bien-être.

Je ne cesse de vous le répéter : vous êtes déjà le meilleur parent pour votre enfant.

Mais êtes vous le parent que vous auriez aimé avoir pour vous-même ? Et si non, que pouvez vous faire dès maintenant pour vous améliorer ?

C’est parce que je crois profondément que pour retrouver une vie de famille apaisée avec nos enfants à Haut Potentiel nous avons besoin à la fois de respecter NOS besoins ET les besoins spécifiques de nos enfants que je vous propose régulièrement des supports et des ateliers en lignes pour vous guider vers le parent que vous auriez avoir quand vous étiez enfant !

Vous êtes un adulte à haut potentiel d’un enfant à haut potentiel ? Partagez moi votre expérience en me laissant un commentaire ci-dessous :

5 Réponses à “Etes vous un adulte à haut potentiel?

  • Bonjour,
    Merci Séverine pour cette article. C’est une lumière, un phare dans mon brouillard actuel. Mon garçon de 12 ans a été diagnostiqué HP il y a maintenant 3 ans, après avoir été diagnostiqué plein d’autre chose (dys….) alors que les spécialistes rencontrés n’avait jamais analysé mon fils dans sa globalité. J’ai déménagé depuis peu, et c’est mon medecin traitant, qui me suis depuis mon effondrement professionnel jusqu’à mon burn out, qui m’a glissé une petite phrase, lors d’une consultation banale pour mon fils : en effet, votre fils est bien HPI, et vous savez’, les chiens ne font pas des chats. Bien souvent lorsqu’un enfant est HPI, un au moins de ses parents l’est aussi !!! Sur le coup je ne me suis pas arrêté sur cette phrase, mais elle a fait son bonhomme de chemin et au détour des pages d’un livre traitant des enfants précoces…et des parents HP, cela a été une révélation : si je comprends si bien la détresse des mes garçons’ c’est parce que je l’ai vécu aussi ! Et je l’a vis encore aujourd’hui ! Suite à mon burn out, je suis actuellement suivi par une psychologue formidable. J’ai décidé d’arrêter de travaillé dans la branche dans laquelle je travaillais et de trouver un boulot qui résonne en moi et qui me permette d’être plus présente pour ma famille. Je souhaite aujourd’hui être AESH et aider justement ces enfants en détresse scolaire… puis dans quelques années ajouter à cela un travail complémentaire d’animatrice en scrapbooking, mon loisir passion…j’ai compris dans cet article que là où je pensai ne pas être un bon exemple pour mes enfants, c’était tout le contraire : je vais leur expliquer qu’après avoir essayé pendant plusieurs années un nouveau travail, je me suis rendu compte qu.il n’était pas adapté à mes spécificités, et les leurs et que j’ai pris la décision de tout arrêter pour changer tout ça et trouver un travail dans lequel je puisse m’épanouir(travailler dans la bienveillance principalement) tout en étant plus présente pour eux et mon mari (car ils sont ma priorité). Je reste désemparée face aux problématiques sociale que vivent mes enfants (l’un très en retrait, et l’autre au contraire très social mais qui se heurte régulièrement à la méchanceté gratuite de ses camarades…). Et je me rends compte que tout cela car je l’ai moi même vécu…mais je ne sais pas comment les aider, mis à part en les écoutant et en les comprenant, ce qui est déjà beaucoup, mais reste ce sentiment d’impuissance… bref, je comprends qu’il faut que je leur explique que notre force c’est noté volonté de vouloir toujours avancé et donner le meilleur de nous même, et que tout au long de leur vie ils pourront ajuster leur vie à leur besoin, comme je le fait actuellement, même si parfois c’est long et douloureux, ça en vaut la peine au final !

  • Depuis la naissance de ma première j’ai peur de ne pas savoir gérer car le papa avait été diagnostiqué surdoué étant enfant et je ne voulait pas qu’elle deviennent comme leur papa, c’est à dire fermé à la vie sociale et je reste persuadée que c’est lié à son éducation, mais ça c’est un autre sujet. Mais je ne m’étais jamais renseignée sur le sujet de « surdoué » jusque là.
    J’ai eu beaucoup de difficultés à gérer ma première a partir de 18 mois, parfois le matin j’avais de grosses colères que je ne comprenais pas et un jour excédée j’ai demandé à ma fille « c’est quelle problème avec ce manteau ? » et la réponse m’a scotchée : « c’est pas un manteau, c’est une veste !!!!!! » Elle n’avais pas 2ans. Et a partir du moment ou j’ai utilisé le mot veste tout s’est bien passé….. ce que tu décrit dans ton texte correspond bien avec l’attachement aux détails, aux mots justes. Concernant l’injustice, ma fille a déjà dit tout haut devant une maman qui essayait de faire descendre sa fille d’un en lui disant qu’elle n’aurait de goûter si elle descendait pas tout de suite : « maman, c’est pas juste ce qu’elle dit la maman!!! » Et je lui ai répondu : « ma chérie, la maman veut que sa fille descende du banc et c’est la solution qu’elle a trouvé, on fait toutes du mieux qu’on peut » mais elle a insisté sur l’injustice en me disant qu’heureusement que je ne faisait pas ça (je ne suis pas parfaite hein ;)).
    Je pensais jusque là que ma première avait hérité de son papa. Mais plus je me renseigne sur les hauts potentiels, les zèbres ou peu importe le nom, qu’il n’y aurait peut-être pas que le papa….. sachant que ma deuxième (presque 3 ans) montre une hypersensibilité et attache déjà beaucoup d’importance aux mots je me dit que je suis dans la galère pour gérer cette famille si tout le monde est hypersensible. Le papa cache tout et garde tout pour lui, si je sens qu’il ne va pas bien je dois lui tirer les vers du nez donc de ce côté c’est quand j’ai le temps et que je me sens prête à accueillir ses émotions et écouter ses besoins que je gère, mais pour mes filles de 4.5ans et de presque 3ans c’est plus compliqué, sachant que comme toi, je ne soupçonnais rien de mon côté je découvre en suivant une thérapie qui m’a mise sur cette piste de HS.
    Apres ce grand déballage, bonne et belle journée à toutes.

  • juliette sauvage
    10 moispassé

    toute mon enfance on m’a reproché mon hypersensibilité, mon coté rancunier quand quelque chose de pas juste se passait, mais aussi mon manque de rigueur parfois a l’ecole disant que je me concentrais sur ce que je voyais et entendais au lieu de ce qui etait ecrit dans les livres. Je découvre maintenant que mon enfant a hérité peut etre plus de moi que ce que je pensais et j’en suis desole pour lui. L’école est une torture, personne ne veut le comprendre on a meme eu une psychologue scolaire qui nous dit qu’il n’est pas hp mais tdah et donc « handicapé » alors qu’une neuropsy et une psy et meme notre pediatre ont toutes les trois posés un prédiagnostic de precocité hp et il n’a que 4 ans. Comment faire ? l’école nous bloque, et il souffre nous faisons ce que nous pouvons en dialogue et en echange, je paye une psy, on a tenté le cmp (qui nous a renvoyé chez nous en disant que notre fils allait tres bien) la neuro psy l’a evolué et dit tout est ok, mais lui au final a quand meme tenté a 4 ans de se faire du mal a lui meme pour ne plus y aller …

    honnetement je ne sais plus ou donner de la tete ni meme a qui m’adresser … j’ai decouvert que j’avais légué un handicap a mon fils car au final dans notre ecole il semblerait que ce soit un handicap et j’avais tellement mal vecut l’ecole a l’epoque doit il le vivre aussi mal ?

  • Florence lemasson
    10 moispassé

    Bonjour Séverine,

    Je ne me suis pas fait diagnostiquée, mais au travers de mes 3 enfants HP, qui sont les 3 différents. Je me découvre. Je suis hypersensible, j’ai un sens de la justice très développé, mon cerveau peut aller très vite pour réfléchir. J’ai été en décalage avec les autres, toute mon enfance. J’ai beaucoup de mal à trouver ma place dans la société. J’analyse beaucoup et voit certaines choses que d’autre ne voient pas ! J’ai u;ne lucidité développée !

  • Cet article est incroyable, on dirait que c’est moi qui l’a écrit ! Je n’ai pas le talent de la prose nécessaire a son écriture , mais en tout cas, tout ce qui y est décrit, c’est moi, c’est ma vie. Et ça fait aussi bizarre que lorsque la psy qui a « diagnostiqué » mon fils parlait de lui alors que j’avais l’impression qu’elle parlait de moi …
    Merci, je me sent moins seule

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