La tristesse chez les enfants à haut potentiel

Lorsque la tristesse s’empare de nous, nous avons soudain comme une baisse de tonus, de force. Nous ressentons un serrement dans la poitrine, nos membres se crispent et les larmes arrivent.

La tristesse survient lors d’une perte. Toutes pertes provoquent de la tristesse : la perte d’un être cher bien sûr mais aussi d’un espoir, d’un rêve, d’un objet…

tristesse enfant haut potentiel

Fonction de la tristesse

La tristesse fait partie intégrante du processus de deuil. Après le choc, le déni, la révolte, la négociation, la tristesse survient pour nous permettre d’accepter l’inacceptable.

Lorsque quelqu’un ou quelque chose qui faisait partie de nous s’est envolé, nous ressentons un vide. Et la nature déteste le vide ! En évoquant des images du passé, du temps ou l’être ou l’objet aimé était présent, nous ressentons un sentiment de nostalgie et de vide. L’émotion de tristesse vient nous permet de pleurer ce vide laissé en nous et vient le combler. Les sanglots libèrent la tension ressentie aussi bien par le corps que par l’esprit. Cette émotion nous permet d’intégrer la perte en nous sans nous laisser cette sensation de vide en nous.

 

L'émotion de tristesse chez les enfants

Nous l’avons compris, la tristesse résulte d’un sentiment de perte. Nos enfants vivent de nombreuses pertes au cours de leurs évolutions. De leur jouet préféré à des moments de séparation d’avec les parents (vécu souvent par les enfants comme une perte) ou du copain qui se détourne de lui pour un autre ou lors de divorce des parents… les enfants ressentent de profondes tristesses. Nous parlons souvent dans le langage courant de « gros chagrin ».

Ces chagrins ne sont pas à prendre à la légère. La tristesse fait partie du processus de deuil et a besoin de s’exprimer librement pour assimiler le deuil. Le deuil, me direz-vous ? Mais on ne fait le deuil que de quelqu’un de mort ?!! Et bien non ! Lorsqu’un enfant quitte un de ses parents pour aller passer le week-end chez l’autre, il doit faire le deuil de la relation d’avec un de ses parents, pour le temps du week-end ; lorsqu’il perd son jouet préféré, il doit faire le deuil de la fonction que ce jouet avait dans son organisation personnelle, dans sa vie ; lorsque son ami se détourne de lui, il doit faire le deuil de cette relation et de ce qu’elle lui apportait etc… La tristesse ressentie pas les enfants dans ces cas-là et dans bien d’autre est bien réelle. Elle a fonction d’assimiler et d’accepter le vide laissé par l’objet ou l’autre désormais absent. Elle répare le vide, le comble.

Comme pour la peur ou les autres émotions, la tristesse doit être accueillie par les adultes et respectée. L’enfant qui se sent triste a besoin d’entendre que nous acceptons sa tristesse, parfois assortie de douleur.

La tristesse chez les enfants à haut potentiel

Nous le savons, les enfants précoces, du fait de leurs hypersensibilités ressentent les émotions de manière souvent plus intense que les autres enfants. La tristesse doit particulièrement attirer notre attention quand nous observons que le mal être perdure.

L’émotion de tristesse fait en effet partie du tableau de la dépression infantile. Si celle-ci s’associe à une perte d’énergie, à un retrait de la vie sociale, à des résultats scolaires en chute libre mais aussi à de l’ennui, parfois à de l’irritabilité ou de l’hyperactivité, nous nous devons d’être vigilant.

Si nous savons que l’adolescence est une phase propice au mal être et à la dépression, celle-ci touche aussi les enfants entre 6 et 12 ans.

Je ne peux que vous conseillez de consulter un spécialiste si votre enfant semble être concerné par plusieurs de ces symptômes. Malheureusement, l’éducation positive ne saurait se substituer à un avis médical et il est toujours mieux de consulter pour rien que de passer à côté d’une dépression infantile.

Comment accompagner la tristesse ?

Trucs et Astuces

  • Accueillez la tristesse de votre enfant avec empathie, même si la perte ne vous parait pas importante
  • Ne la niez pas, ne dites pas « ne pleures pas », « tu n’as aucune raison de pleurer » ou encore « tu es grand maintenant, ce sont les bébés qui pleurent ». Ces petites phrases qui nous évitent surtout de nous confronter à nos propres tristesses ressenties en voyant celle de nos enfants vont dénaturer le ressenti de nos enfants et empêcher le processus de deuil de se faire sereinement. Le vide restera présent et ne pourra être comblé de manière naturelle.
  • Instaurer le dialogue. La tristesse a besoin de s’exprimer, de se mettre en mot. Evoquer les images du passé, du temps ou l’objet ou la personne était présente, laisser les larmes s’évacuer permettra à votre enfant d’évacuer son chagrin et de ne pas le garder en lui, polluant ainsi la suite de son évolution
  • Si vous détecter des signes de dépressions, une psychothérapie peut être bénéfique, rapprochez-vous de professionnels capables d’accompagner votre enfant.
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